C’était un matin floconneux de la mi-décembre. Une neige infime tourbillonnait dans Charlton Place, emportée par le vent avant même d’avoir pu se déposer sur les pavés de la ruelle. Rien n’invitait à se risquer au dehors en ce samedi matin frisquet, si ce n’était l’urgence éventuelle d’un shopping de Noël trop longtemps différé. On ne voyait guère de monde arpenter Camden Passage et le client était plus rare encore à venir rêvasser face aux guitares de l’Angel Music Shop. Aussi ne fut-ce pas sans surprise que Vernon Gabriel vit Serena Di Sante débouler dans sa boutique. Elle s’avançait vers lui nimbée de sa cascade de mèches fauves, de ce pas de féline qu’il connaissait désormais fort bien, une foulée détachée qui semblait donner à chacun sa leçon de liberté.

Le marchand de guitares sentit sans déplaisir sa boutique s’embaumer à nouveau du parfum baudelairien de la fringante Italienne.

« Buon giorno, signore Gabriel, lui lança-t-elle dans la langue de ses ancêtres. Come sta ?

Sto molto bene, signorina. Grazie. E lei ? »

Gabriel douta que ce fût pour suivre un aimable caprice que Serena le saluait ainsi en italien. Elle savait qu’il le pratiquait assidûment depuis plusieurs jours, à déchiffrer les carnets qu’elle avait incité sa belle-sœur à lui remettre. Rien de ce que faisait cette finaude ne lui paraissait fortuit.

« Comme je passais dans le quartier, je me suis permis de vous rendre visite.

— Histoire de vérifier si j’ai avancé dans l’examen des carnets d’Antonio Guarneri ?

— Entre autres. J’avais très envie aussi de revoir vos trésors, le flatta-t-elle sans vergogne, et d’avoir à nouveau le plaisir de vous entendre parler de ces merveilleuses guitares.

— Tout le plaisir est pour moi, roucoula Gabriel, pas si dupe.

— Désolée dans ce cas de vous en chiper un peu. Et puisque vous avez abordé le premier la question, avez-vous trouvé dans ces grimoires de quoi satisfaire vos appétits de musicologue ?

— Plus que cela, miss Di Sante. Beaucoup plus. J’ai achevé leur lecture la nuit dernière, et je suis encore sous le coup de ce que j’y ai appris.

— Est-ce si bouleversant ? Il me semblait qu’il n’était question dans ces pages que de rébarbatives théories harmoniques et de tergiversations de musicien besogneux.

— Oh, cela va bien au-delà. En fait, grâce à ces documents, j’ai résolu une bonne partie du mystère qui entoure la mort de votre frère et celle de ses partenaires de Dark Theatre. »

Serena resta sidérée par cette annonce au débotté. Une stupéfaction qui paraissait sincère.

« Comment est-ce possible ? réagit-elle finalement. Je ne vois pas en quoi un manuscrit vieux de plus de deux siècles expliquerait des événements survenus il y a quinze ans. Ce n’est quand même pas à cause de ces papiers qu’ils se sont chamaillés et qu’ils sont morts ensuite ?

— Je n’irais pas jusqu’à dire à cause de, mais il se trouve que l’histoire que ces livrets révèlent semble s’être répétée. Le mieux est que je vous expose tout ça tranquillement. Avez-vous un peu de temps à me consacrer ?

— Autant que vous voudrez, promit Serena.

— Quelques heures suffiront… Si ce n’est pas abuser…

— Une lady préfère qu’on abuse de son temps plutôt que de sa vertu.

— J’ai connu de grandes dames plus pressées…

— C’étaient donc elles qui abusaient : il ne pouvait y avoir offense. »

Gabriel préféra ne pas prolonger cet échange à fleuret moucheté, sentant que la sœur de Di Sante avait une langue trop effilée pour qu’il puisse rivaliser. Il la pria de le suivre à l’étage après avoir interpellé son fameux luthier pour qu’il surveille le magasin à sa place. Celui-ci – un gringalet fébrile dont seuls les pieds et les cheveux en bataille émergeaient d’immenses lunettes – s’empressa de répondre à l’appel.

De quoi éveiller bien des soupçons

Vernon Gabriel avait réservé à son usage personnel l’étage sis au-dessus de l’Angel Music Shop. Il en fit les honneurs à Serena, lui montrant tour à tour ses deux bureaux, un pour le commerçant et l’autre pour l’historien du rock – craignait-il à ce point la confusion des rôles ? Les pièces attenantes renfermaient ses archives : celles de son négoce, celles nécessaires à ses écrits, et une vaste discothèque, moitié vinyle, moitié numérique. Deux ou trois vies n’auraient pas suffi à en épuiser les ressources.

« Mon house-boat est bien trop exigu pour accueillir tout ça : je n’y travaille jamais. » précisa Gabriel afin de justifier ce double chez-soi.

Il disposait aussi d’une chambre qu’il utilisait quand il passait une bonne partie de ses nuits à rédiger ses essais, et d’une sorte de living moins austère que les autres pièces où il recevait les amis de passage. Les carnets tirés du coffre d’Adrian y étaient étalés à la vue sur une table basse. Le Nashville Duke pria sa visiteuse de s’installer dans le fauteuil de son choix, et lui proposa une boisson, qu’elle s’empressa de refuser. Elle avait soif d’autre chose. Gabriel, resté debout, un peu gêné aux entournures, se crut obligé de manifester sa reconnaissance, même s’il n’était pas personnellement bénéficiaire des découvertes qu’il venait d’effectuer dans les carnets de Guarneri :

« Je ne saurais trop vous remercier de m’avoir réservé la primeur de ces manuscrits. Votre belle-sœur m’a appris en me les confiant que l’initiative vous en revenait.

— Mais, se raidit Serena, pas du tout. Cette idée ne vient absolument pas de moi. Sonia m’a soumis les documents tirés du coffre d’Adrian, je lui ai en donné rapidement la teneur, mon rôle s’est arrêté là.

— Parce que vous étiez trop occupée en ce moment pour entreprendre leur examen détaillé, m’a affirmé Sonia.

— Ce qui est vrai. Mais c’est elle qui a suggéré de vous les transmettre. Elle s’est d’ailleurs rappelé fort à propos que vous parliez italien, ainsi que je le lui avais appris incidemment. Elle m’a même dispensée de la commission : elle tenait à s’en charger. »

Découvrir que Sonia désirait à ce point lui confier en personne cette tâche replongea Gabriel dans les supputations oiseuses.

Qu’aurait-il pensé dans ce cas s’il avait appris ce que lui cachait Serena à cet instant ? Celle-ci se serait laissée étouffer sur place plutôt que d’avouer à quiconque la gaminerie à laquelle elle s’était livrée, le jour même où Sonia avait proposé de recourir aux services de Gabriel pour analyser les carnets d’Adrian.

Ce matin-là lui était venu un des ces rêves qui s’imposaient souvent à elle au réveil. Elle s’était vue séjourner pour quelques jours à l’Ermitage. Sa belle-sœur l’avait presque suppliée de venir la soulager de sa solitude : cette bâtisse silencieuse, engoncée dans la mort, n’en finissait plus de l’angoisser ; elle éprouvait un besoin maladif de sentir vivre quelqu’un auprès d’elle. Aussi Serena avait-elle été surprise, pour ne pas dire froissée, de voir Sonia se préparer pour sortir alors qu’elle était à peine installée à Chinthurst Hill. Et cette fois sans exprimer le désir de sa compagnie, bien au contraire. Sa belle-sœur lui avait paru trop aspergée de Chanel, court vêtue à l’excès et visiblement fébrile. De quoi éveiller bien des soupçons. Sonia Kristensen prétendit avoir une course d’une extrême urgence à faire à Londres, ce que Serena ne crut pas une seconde. Elle l’avait même si peu gobé qu’elle avait carrément pris la Danoise en filature, dévorée qu’elle était par une curiosité dont elle reconnaissait la première le caractère malséant.

Alors qu’elle la suivait en voiture et plongeait dans la pluie de cette journée morose, le téléphone sonna, dispersant ses songes. C’était précisément Sonia qui l’appelait : elle avait quelque chose à lui montrer, et souhaitait, comme dans le rêve à peine dissous, que Serena vienne passer quelques jours chez elle.

Dès son arrivée, sans lui laisser le temps de souffler, sa belle-sœur lui montra les carnets retirés du coffre d’Adrian, avant de présenter comme la meilleure des idées de soumettre ceux-ci à l’esprit avisé de Vernon Gabriel. Puis la journée se mit à reproduire à l’identique la rêverie matinale. Tout s’y déroulait de façon analogue, mots et gestes. Le parfum de Sonia était juste plus entêtant, et sa robe plus courte encore.

À peine celle-ci avait-elle quitté l’Ermitage sous le même fallacieux prétexte, Serena ressentit le besoin irrépressible d’apprendre enfin comment pouvait s’achever son rêve tronqué. Se conformant au scénario douteux conçu par son esprit vagabond, elle sauta donc dans sa Toyota et suivit Sonia jusqu’à la capitale. Quand elle comprit qu’on filait ainsi grand train vers le nord de la ville, elle céda à un accès d’agacement. L’ex-compagne de son frère volait vers Islington. Elle en connaissait la raison, mais pourquoi tant de cachotteries ?

Le soir tombait sur le Regent’s Canal quand Sonia se parqua à proximité du quai où sommeillait le Salty Dog. La belle-sœur de Serena demeura à l’abri de l’averse dans sa voiture, quelques minutes durant. Une silhouette bien connue, évadée du plus pluvieux des westerns, ne tarda pas à se dessiner dans la pénombre : le cousin texan de Midge Ure regagnait son domicile flottant, mais curieusement de bonne heure. Serena en déduisit que Sonia et lui s’étaient donné rendez-vous. Aussi fut-elle assez étonnée de voir sa belle-sœur rester néanmoins au sec dans sa Vauxhall, à attendre elle ne savait quoi. Une heure s’écoula avant qu’elle ne daigne en sortir, comme si la fin de l’ondée l’invitait à le faire. Elle gagna le bas de la passerelle, avant d’y piétiner un bon moment dans l’obscurité. Madame peinait-elle à franchir le pas ? L’ombre d’Adrian la retenait-elle par le pan de la jupette ?

Elle finit par se décider, et Serena, cédant à un sentiment crispant qu’elle ne voulait nommer, se força à guetter la suite des événements. Selon elle, Sonia n’était pas près de descendre de ce house-boat : on embarquait pour Cythère… La jeune femme dut pourtant se blâmer après coup d’autant de médisance : sa belle-sœur dévala la passerelle beaucoup plus tôt que prévu, bien trop vite en tout cas pour avoir consommé le péché dont la sœur d’Adrian s’apprêtait déjà à l’accabler. Celle-ci s’étonna également que Gabriel n’ait pas profité d’une telle opportunité. Comme quoi l’on pouvait avoir un air à passer sa vie à cheval et n’être pas cavaleur pour autant. Du coup, le marchand de guitares était considérablement monté dans son estime.

Je sens venir quelques fausses notes

Pendant que Serena semblait suivre un songe si personnel qu’il préféra ne pas l’interrompre, Gabriel s’installa dans un cabriolet fatigué et observa quelques instants sa vis-à-vis. Celle-ci portait comme de coutume un jean et un pull serrés qui épousaient ses formes avec une exemplaire fidélité. Cette tenue d’une grande sobriété, d’un noir uniforme, mettait judicieusement en valeur le feu de sa chevelure. Gabriel nota qu’elle ne portait pas le moindre bijou, et apprécia la discrétion de son maquillage.

Il finit par se sentir gêné de la lorgner avec tant d’insistance et préféra refouler sa curiosité en s’emparant d’un des livrets. Il le feuilleta quelques instants, comme s’il se demandait par où commencer. Constatant que l’esprit de la jeune femme avait cessé de flâner, et voyant même ses lèvres se crisper d’impatience, il abrégea son prélude :

« Le mieux est que je vous raconte l’histoire en suivant la chronologie des faits. Vous établirez de vous-même les correspondances avec les événements qu’a vécus votre frère : elles sont aussi voyantes qu’une citrouille dans le croupion d’un dindon. »

Gabriel n’avait nul besoin de lui transmettre les informations récemment recueillies auprès de Warder, au pub de West Ham et chez le Dr Hayward. Sonia s’était chargée de les relayer, il le savait.

« Je laisse pour le moment de côté le traité d’harmonie dont ces carnets paraissent constituer une ébauche, poursuivit-il. Ce qui nous concerne se trouve dans cette sorte de livre de bord tenu en parallèle par le même musicien. Non content d’y étaler ses états d’âme, il a consigné avec un grand luxe de détails l’aventure singulière qu’il a vécue. On peut ainsi le suivre presque pas à pas. Tout pour lui débute en 1797 à Crémone. Je suppose que vous connaissez cette ville.

— Je n’y ai jamais mis les pieds, se défaussa Serena. Êtes-vous déjà allé à Nioucasselle, vous ? » ajouta-t-elle en exagérant son accent.

L’intéressé, réalisant la stupidité de son affirmation, avoua que non.

« Ma famille est originaire de Milan, voyez-vous, reprit Serena Di Sante, et pour tout Milanais qui se respecte, le seul monde digne d’intérêt s’arrête à la Porta Ticinese. Au-delà, c’est l’Afrique. Cremona ou Rabat, même combat : on est déjà aux colonies. Cela dit, je vous rassure, je ne suis pas une Italienne indigne. Je possède quand même quelques rudiments de crémonologie : le Torrazzo, le Duomo, et partout le souvenir des luthiers remarquables qui y ont prospéré, Stradivarius en tête.

— Voilà précisément où je voulais en venir. » se trémoussa Gabriel avant d’entamer son récit.

En 1797, la cité de Crémone vient comme le reste de la Lombardie de passer sous le contrôle des troupes du général Buonaparte. La France révolutionnaire prétend alors répandre ses lumières au-delà de ses frontières, même si cette vague de conquêtes vise surtout à repousser le péril autrichien qui menace sa république vacillante. Bon nombre de Lombards, autant par désir de progrès que par haine du Viennois, accueillent à bras ouverts ceux qu’ils prennent un peu vite pour des libérateurs. Les Français, fidèles à leur tradition, installent leur administration en même temps que leurs casernements, et créent la République Cispadane, Crémone étant appelée à devenir quelques années plus tard le chef-lieu du département du Haut-Pô.

Antonio Guarneri, le rédacteur des carnets, appartient à ces jeunes gens idéalistes, pétris par la philosophie de Voltaire et de Rousseau, qui rêvent d’un monde meilleur et d’une Italie nouvelle. Ils imaginent qu’emporté par le communicatif élan français, leur vieux pays morcelé va enfin se ressouder et jouir de son identité. La descente des troupes d’invasion de Milan vers Rome, puis Naples, leur apparaît comme la première étape de l’unification, un mal nécessaire. Ils font donc plus que bonne figure aux régiments transalpins.

Le jeune Antonio jouit d’un nom réputé à Crémone. Il descend en effet de la prestigieuse dynastie des Guarneri, illustres luthiers de père en fils, qui deux siècles durant ont façonné de si fastueux violons qu’ils faisaient de l’ombre en son temps à Stradivarius en personne. Antonio est le petit-fils de Pietro, le dernier de ces maîtres, mais il a comme son père renoncé à fabriquer des instruments pour se consacrer à la composition, art d’une volée supérieure à leurs yeux. L’émergence du piano-forte, qui remplace peu à peu l’infernal métier à tisser du clavecin, n’a que stimulé davantage sa vocation, lui offrant l’outil idéal pour broder les sonates.

Ce jouvenceau ambitieux, emporté par l’humeur du siècle, ne vit que dans l’espoir qu’un vent nouveau souffle sur la musique, et qu’elle effectue elle aussi sa révolution. Un chambardement qui ne se ferait pas sans lui, bien entendu : il se voudrait une sorte de La Fayette du solfège, prenant la Bastille du classicisme, décapitant le vieux bonhomme Haydn. Le hasard lui fait alors rencontrer Massimo Testi, un compositeur romain réfugié à Crémone, fort épris comme lui de la philosophie des Lumières, et ayant connu de ce fait quelques avanies auprès de la Papauté. D’où son repli en Lombardie.

Guarneri et Testi s’échauffent l’un l’autre tout en vidant force pichets de Bassano del Grappa. Les voilà qui jettent les bases de la révolution harmonique qu’ils espèrent. L’idée leur vient de rassembler autour d’eux un groupe de confrères éclairés, dignes de les seconder dans leur quête, une sorte d’élite novatrice. Ce phalanstère se trouve baptisé avant même d’être né : ils se nommeront Il Cenacolo Peregrino.

Puisant dans le cercle de leurs connaissances et sondant les remous de chaque réputation, ils réunissent bientôt autour de leur duo trois comparses de choix.

« Ce qui fait cinq bien compté, comme Dark Theatre, réagit aussitôt Serena.

— Une similitude qui n’a pas dû échapper à votre frère. Mais nous verrons cela plus tard, temporisa Gabriel. »

Le Cénacle Précieux se trouve presque idéalement complété. Le compositeur d’opéra Teodoro Di Parma, dont le nom trahit l’origine, lui apporte sa science des orchestrations. Alessandro Scarfiotti, le jeune virtuose qui étourdit depuis peu sa Vérone natale, est retenu pour son toupet et l’audace instrumentale dont il ne cesse d’étaler les preuves, même si c’est souvent avec une excessive complaisance. Il est normal qu’on déborde quand on a trop de talent. Quant à la contribution de Vincenzo Rezzonico, héritier d’une des plus illustres familles vénitiennes, elle se révèle plus pécuniaire que musicale : l’homme est aussi modeste interprète que compositeur, mais l’abondance de ses fonds bancaires excuse sa médiocrité. Il financera le cénacle : l’art a autant besoin de mécènes qu’un ministère d’impôts.

Guarneri songe un temps à jouir de la caution d’un musicien plus reconnu et envisage de séduire un grand nom de la scène italienne de l’époque. Malheureusement, Paisiello rechigne à quitter Naples, le vieux Piccinni préfère le climat français, ce républicain enragé de Cimarosa se refuse à délaisser la cité des Doges où il a trouvé refuge, et le romain Guglielmi est tombé en religion. Les cinq jeunes gens se résolvent à créer leur diocèse en se passant d’évêque.

« Voilà nos personnages, conclut Gabriel. L’aventure peut à présent commencer. Un espresso, signora ?

— Non, la suite, vite, s’agita Serena. Je sens venir quelques fausses notes.

— Judicieux pressentiment. Il s’agit même d’un arpège imprudent. »

Dans l’épisode suivant

En quoi les ambitions novatrices du Cénacle Précieux vont-elles conduire ses membres à commettre une audace de trop ? C’est ce que vous apprendra le quinzième épisode de L’Arpeggio Oscuro : La réponse d’Eurydice.

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Ce qu’il convient de savoir…

Vernon Gabriel s’est vu confier par la veuve d’Adrian Di Sante des carnets anciens que leur défunt détenteur tenait soigneusement dissimulés. Peut-être ces documents permettront-ils au musicologue d’avancer dans ses investigations et de percer l’épais mystère qui entoure la séparation du groupe Dark Theatre ainsi que les disparitions successives de ses membres.

Petit lexique à l’usage des italianisants circonspects

- Buon giorno. Come sta : Bonjour. Comment allez-vous ?
- Sto molto bene. Grazie. E lei ? : Je vais très bien. Merci. Et vous ?
- Torrazzo : campanile célèbre de Crémone
- duomo : cathédrale
- il cenacolo peregrino : le cénacle précieux