Adrian Di Sante et Vernon Gabriel avaient poursuivi leurs entretiens durant une bonne partie du dimanche. De toute façon, il n’était pas question de reprendre la route avant que ne se dissipe le smog sans gêne qui avait étouffé jusqu’aux cloches de l’office dominical. Tout étant dit ou peu s’en fallait sur l’arpeggio et ses effets, le musicien était passé aux autres sujets susceptibles de passionner son futur biographe. Sans jamais rechigner, il avait livré à foison des détails succulents propres à agrémenter un pittoresque compte-rendu de carrière. Les deux hommes s’étaient finalement séparés sur une belle brassée de promesses, celle de se revoir bientôt pour dialoguer encore et prolonger la connivence qui s’était établie entre eux, celle de se montrer plus que prudents maintenant que le retour de Dark Theatre était de notoriété publique, celle aussi de faire à nouveau résonner dès que possible la lyre et sa mélodie impérieuse.

Ce fut dans une disposition d’esprit bien différente de la veille que Gabriel se glissa en début d’après-midi dans l’habitacle de la Toyota de Serena. Il acceptait désormais d’un meilleur cœur sa nouvelle forme d’existence dans la mesure où les similitudes l’emportaient largement sur les distorsions. Il éprouvait moins de difficultés que redouté à s’adapter à une situation qui se révélait grosso modo familière. Certes, les précautions et mensonges dont il devait s’entourer lui pesaient toujours autant, quand bien même les baisers de Serena adoucissaient ses scrupules. Néanmoins, la part du jeu surpassait à présent la honte de la feinte, et la perspective de résoudre en ce monde le mystère qu’il n’avait pu dénouer dans l’autre lui apparaissait comme un défi digne d’être relevé. Il ne renonçait pas pour autant au projet de regagner le plan initial de sa destinée dès qu’il en aurait l’opportunité, mais la perspective d’un séjour prolongé dans cette dimension alternative ne lui était plus aussi insupportable qu’avant.

De retour au Salty Dog, le Nashville Duke suivit donc cet étrange cours des choses comme s’il s’agissait pour lui d’une nouvelle routine. Son intimité avec Serena le perturba beaucoup moins et, pour la première fois, il prit un plaisir sans bémol à savourer sa vie de rechange. Ce fut donc d’un cœur presque léger qu’il se présenta le lundi matin au magasin. Andy lui bondit dessus dès son entrée afin de lui relater la visite insolite qu’il avait reçue le samedi après-midi, tandis que Gabriel roulait vers l’Ermitage. Il ne fallut que quelques secondes à son patron pour comprendre que l’escogriffe efflanqué que lui décrivait le luthier n’était autre que Rabbleholme en personne. Une apparition qui n’avait rien pour surprendre ; elle se produisait simplement plus tôt qu’escompté.

La rencontre s’était déroulée exactement comme Gabriel lui-même l’avait vécue. Le sombre Don Quichotte avait servi à Andrew les mêmes balivernes radioactives assorties de menteries identiques. Les vérifications entreprises aussitôt après par son assistant dubitatif avaient conduit à des résultats similaires : il n’avait pas plus recensé de groupe baptisé Ravenhead que de virtuose dénommé Robbie Rabbleholme.

Puisque tout se produisait donc d’une manière analogue, aucun doute n’était permis quant à la suite des événements : le lascar était promis à une fin prochaine, aussi spectaculaire que cruelle. À la perspective de ce double empalement, Gabriel en eut les mâchoires qui se crispèrent et le fessier qui s’étriqua. Il ouvrit son ordinateur, s’assura sans tarder que l’Apollo Theatre était bel et bien en réfection sur ce plan de la trame également. Ce qui était le cas. Le décor était planté, la scène disponible : rien ne s’opposait au supplice de l’échalas.

Vernon Gabriel réalisa à ce moment qu’il se trouvait confronté à un dilemme inattendu. Face à l’horrible imminence de cette exécution s’ouvrait pour lui une épineuse alternative. Devait-il laisser faire, accorder tout loisir au nouvel assassin aux requiem de venger les Dee Tees en éliminant un de leurs meurtriers supposés ? Ce n’était que justice après tout, quoiqu’un tantinet brutale. Fallait-il au contraire qu’il tente d’empêcher cette monstruosité ? La morale y trouverait son compte aussi, la conscience du Camden Cow-boy en conserverait sa limpidité, et il était possible en sortant Rabbleholme de ce guêpier de lui soutirer par la suite assez d’informations pour élucider toute l’affaire, voire d’obtenir de sa reconnaissance qu’il ne s’en prenne pas à Adrian Di Sante. Pile valait face.

Le Nashville Duke resta de longues minutes à retourner ce problème en tous sens, prostré face à la lyre, comme s’il espérait d’elle une réponse. De temps en temps, il exprimait son indécision en pinçant une corde, puis une autre, ne sachant quel parti prendre. La lumière lui vint quand son regard tomba par hasard sur le calendrier. L’on était lundi. Si la chronologie des faits se conformait ici à celle qu’il avait connue ailleurs, il était certainement déjà trop tard.

Tout conduisait en effet à supposer que le meurtrier avait profité du week-end pour faire tâter à Rob le Rabb du manche de la Warlock. À dose redoublée, s’il vous plaît. Les ouvriers qui se présentaient à cette heure sur le chantier de l’Apollo n’allaient pas tarder à découvrir un spectacle à leur faire régurgiter leur breakfast. Il suffisait à Gabriel d’attendre les evening news pour en obtenir confirmation.

Ce qui arriva en effet. Les journaux du soir, télévisés ou pas, rapportaient la découverte du cadavre d’un inconnu sur la scène de l’Apollo en travaux. On épargnait aux familles attablées les détails les plus cruels, histoire de ne pas les dégoûter de leur roast beef. Le musicologue devina que le ténébreux faciès de Tête-de-corbeau ne tarderait pas à s’afficher dans les médias et qu’il recevrait en fin de semaine la visite de l’ineffable duo Mahindana-Johnson. Tout était écrit, ou plutôt, décalqué.

Ni comme un zombie, ni comme un somnambule

En attendant que tout cela s’accomplisse, Gabriel commença à s’occuper de la mission dont l’avait chargé Di Sante : retrouver Iron Swan. Le magasin où Adrian avait cédé un bon nombre de ses guitares était tenu à l’époque par l’excellent Samuel Hodgson, un concurrent de bonne compagnie que le Nashville Duke avait côtoyé non sans plaisir du temps où lui-même tenait boutique sur Denmark Street. Le vieux Sam n’exerçait plus. Son successeur apprit à Gabriel que celui-ci vivait une retraite assez perturbée dans un institut psychiatrique de Kew. Si le cerveau du bonhomme était aussi détraqué que prétendu, voilà qui promettait une enquête hasardeuse. Peut-être faudrait-il recourir aux bons services du docteur Hayward.

Le lendemain, alors qu’il s’apprêtait à prendre contact avec la maison de repos concernée, Gabriel reçut en début d’après-midi la visite d’Adrian Di Sante, accompagné de Serena, qu’il croyait chez elle à rédiger un article. N’y tenant plus, l’ex-leader des Dee Tees venait s’exposer à nouveau au pouvoir de l’arpeggio. Il avait pour ce faire récupéré les mémoires de Guarneri. Les cahiers étaient tels que le Nashville Duke les avait toujours connus, mais il s’obligea à feindre de les découvrir et à les feuilleter d’abondance comme s’il lui fallait s’assurer de leur réalité.

Adrian avait renoncé à son catogan pour laisser s’abandonner librement sa crinière en repousse. Le musicologue constata, non sans en ricaner in petto, que ses cheveux blancs avaient disparu sous l’effet d’une teinture récente qui avait redonné à sa chevelure son lustre de corbeau. Di Sante, peu à peu, redevenait conforme à l’image de sa légende. Celui-ci avait préparé avec soin les conditions de l’expérience qu’il souhaitait tenter. Il avait recopié sur papier libre la partition de l’arpège et confié à Serena une caméra. Sa sœur devait le suivre dans son errance à venir – raison pour laquelle ils étaient venus dans des véhicules séparés –, elle filmerait le vagabondage auquel le contraindrait l’arpeggio et l’empêcherait éventuellement de commettre une bévue irréparable, voire pis.

Gabriel déclina la proposition qui lui était faite d’escorter Serena. Il s’abrita sous le pâle prétexte d’une nécessaire retenue : il était encore trop peu intime d’Adrian pour se permettre d’accéder à ses secrets. Ce qui allait survenir devait être restreint au cercle de famille. En réalité, il comptait bien profiter sans tarder de l’opportunité qui lui était offerte : il lui fallait utiliser la partition dès que les Di Sante seraient partis, reproduire l’arpège inversé et regagner dare-dare le versant de sa vie qu’il n’aurait jamais dû quitter. Cette évasion précipitée présentait l’inconvénient de couper court à ses recherches sur ce niveau de la trame, de laisser le mystère en plan. Mais pareille occasion risquait de ne jamais se reproduire.

Une fois que Gabriel eut expliqué à Adrian le fonctionnement de la lyre, il gagna le rez-de-chaussée en compagnie de Serena. Il fallait à présent le laisser faire. Une dizaine de minutes plus tard, le temps pour la jeune femme d’admirer quelques guitares, Di Sante descendit l’escalier. Sa sœur mit aussitôt en marche son enregistreur vidéo. Contrairement à ce qu’il supposait, Gabriel nota que le musicien ne se comportait ni comme un zombie, ni comme un somnambule. Il passa devant eux d’un pas détaché, dénué de raideur. Toutefois, il semblait marcher dans un autre monde que le leur, ne leur accordant pas un regard, comme s’il n’y avait personne autour de lui, les yeux brillants fixés sur un objectif qu’il était seul à connaître. Il portait à la main un ciseau à bois qu’il avait emprunté au passage dans l’atelier d’Andy.

Une fois ses deux visiteurs sortis du magasin, l’une suivant l’autre, Gabriel remonta ventre à terre à l’étage, referma derrière lui et s’attabla à la lyre. Il se saisit de la partition laissée par Adrian, poussa une profonde expiration, puis, quasiment en apnée, exécuta l’arpeggio à l’envers. Les cordes du jeu opposé vibrèrent, mais à peine, rendant un son plaintif, épuisé avant de résonner. Rien de plus ne se produisit. Le Nashville Duke ne sentit aucune torpeur le gagner, il conserva l’esprit éveillé et l’œil vif, fixé en vain sur la trotteuse de son horloge qui avançait sans heurts ni hésitations.

Ne pouvant se résoudre à cet échec, Gabriel renouvela l’opération, une fois, deux fois, trois fois, sans davantage de résultat. Cela ne marchait pas. Il lui fallut admettre que sur ce niveau de la trame, l’arpège inversé demeurait inopérant. Sans doute une autre combinaison de notes permettait-elle de regagner la dimension d’origine. Mais laquelle ? Il existait une infinité d’arrangements possibles, si nombreux qu’une vie ne suffirait peut-être pas à les essayer tous. Gabriel dut se rendre à l’évidence : il allait rester longtemps prisonnier dans ce repli du Grand Canevas. Peut-être même toujours. Il ne s’agissait plus de parcourir pour un temps une existence parallèle à la sienne, puis de s’en retourner comme on rentre chez soi à la fin d’une virée à la campagne. Cette vie d’emprunt était désormais la sienne, qu’il le veuille ou non.

Ce constat déprimant ne l’aida guère à attendre le retour des Di Sante. Les heures s’écoulèrent avec une désespérante lenteur. Le soir tomba sans que les choses se précipitent. Ils n’étaient toujours pas de retour quand Andy ferma boutique. Serena aurait au moins pu le tenir au courant par téléphone, mais il réalisa qu’il ne lui en avait même pas fait la demande. D’où peut-être cet air chagriné qu’elle affichait en le quittant pour escorter son frère dans sa divagation.

Le ciel tourmenté qui servait de dais

L’on approchait de vingt heures quand Gabriel entendit des bruits d’intrusion en provenance de l’entrée secondaire, puis des pas dans l’escalier latéral. Adrian Di Sante fit peu après son apparition dans l’appartement, avec une allure toujours aussi détachée, et le regard pointé sur un indéfinissable au-delà. Il se comporta comme si le logement était vide, alla s’asseoir face à la lyre et demeura immobile sur son siège. Serena les rejoignit quelques minutes plus tard, le caméscope à la main. Tandis que Gabriel l’accueillait avec une affection non simulée et que celle-ci lui rendait son bisou à lèvres retenues, le guitariste des Dee Tees émergea de sa langueur. Il se leva, d’un mouvement un peu raide, comme s’il avait passé la nuit à défricher les mille arpents du diable, et se tourna vers sa sœur :

« Alors ?

— C’est dans la boîte, répondit la jeune femme avec un sourire propre à le rasséréner. Tu n’as rien commis de répréhensible, tranquillise-toi. Juste un péché véniel.

— Bien. Voyons donc à quoi je ressemble quand je ne suis plus moi-même. »

Elle lui remit la caméra et Adrian prit congé sans autre forme de procès. Il désirait visiblement apprendre en aparté à quoi s’apparentait son doppelgänger. Déçu de se voir privé de la révélation espérée, Gabriel adressa à Serena une œillade interrogatrice :

« Eh bien ? Que s’est-il passé ?

— Tiens, persifla l’Italienne en ébrouant sa chevelure fauve, je croyais que cela ne t’intéressait pas. Monsieur ne s’est même pas donné la peine de nous accompagner.

— J’avais quelques scrupules à m’immiscer dans vos affaires de famille…

— Je t’ai connu plus curieux.

— Trop de curiosités tuent la curiosité. Allez, ne te fais pas prier davantage, ma belle. Raconte-moi à quoi vous avez occupé tout ce temps. »

Serena lui apprit que son frère était monté dans sa voiture pour prendre la direction de la Tamise, plein sud. Cette similitude d’itinéraire avec le trajet que lui-même avait suivi dans des circonstances analogues poussa Gabriel à proférer une parole de trop :

« Tiens ? Vous êtes allés au Disneyland de la glace ?

— À Ice Age, tu veux dire ? Pourquoi diable serions-nous allés à Ice Age ? »

Le Camden cow-boy venait de se trahir. Il effectua un rétablissement malhabile en balbutiant tant et plus :

« Oh… J’ai dit ça comme ça… Une idée en l’air, une sottise d’hiver… Où s’est-il rendu en fait ?

— Au Wooden O. »

L’O de bois ? C’était là une destination en plein accord avec le personnage. Pour sa part, Gabriel n’avait jamais eu l’occasion de visiter l’International Shakespeare Globe Centre. Il aurait volontiers admiré la réplique du Théâtre du Globe qu’on y avait édifié. On avait reconstruit à l’identique le bâtiment circulaire où la troupe du grand Will s’était illustrée, avec ses boiseries de chêne, son toit de chaume de roseau, son orchestre à ciel ouvert et ses étages de galeries embalconnées. Le marchand d’Islington regrettait de n’avoir pas encore assisté à l’une de ces représentations d’après-midi où l’on déclame au grand air les vers du répertoire, dans les conditions de l’époque, sans éclairage artificiel ni garantie contre les averses.

Serena lui apprit qu’à la suite d’Adrian elle s’était glissée dans la place, profitant des flux croisés du public qui sortait d’une de ces séances et des groupes de touristes venus simplement photographier l’endroit une fois la scène désertée. Son frère et elle, qui le filmait à distance respectueuse, planqués l’un et l’autre derrière des balustrades du rez-de-chaussée, s’étaient faits oublier d’un gardien peu regardant. Dès les portes refermées sur eux, Adrian avait gagné la galerie supérieure, s’était approché d’un des piliers de bois et y avait gravé quelque chose avec le ciseau chipé à Andy.

Satisfait de son ouvrage, il s’était accoudé au garde-fou et avait longuement contemplé le ciel tourmenté qui servait de dais au théâtre. Sans doute les riffs de morceaux à venir, dramatiques au possible, lui étaient-ils alors venus à l’esprit. Le rêveur finit par s’extirper de ses songes, gagna la porte, y tambourina pour attirer l’attention et expliqua au veilleur accouru à ce tapage qu’il s’était volontairement attardé pour contempler le spectacle qu’offrait cet endroit la nuit. Pendant qu’il se confondait en excuses pour éviter que le gardien n’alerte les bobbies les plus proches, Serena était montée à son tour à l’étage et avait filmé ce qu’y avait gravé son aîné.

« Et en quoi consistait son crime de lèse-Shakespeare ?

— En une parodie, justement, de Macbeth en l’occurrence. Celle qui se trouve dans le texte de Walking Shadow. Tu te rappelles qu’à la fin de la pièce, maître Will fait dire à Macbeth “Out,out, brief candle / Life’s but a walking shadow”.

— Acte V, scène V, précisa Gabriel. Dans la chanson correspondante, Adrian a écrit à la place : “Again, again, brief candle / Love’s a walking shadow”. Je crois que ce geste a un double sens. D’une certaine façon, cette substitution vise à s’approprier les lieux, par une sorte de fanfaronnade d’artiste, une poussée maladive d’orgueil, une façon de proclamer que l’héritier vaut bien l’inspirateur. D’un autre côté, cette citation fait écho à l’ambition actuelle d’Adrian de rallumer la chandelle en relançant Dark Theatre. Au moins, il n’a tué personne, lui. Et comment es-tu sortie du Globe ?

— J’ai profité que le gardien avait laissé la porte ouverte et qu’il raccompagnait Adrian vers la sortie en l’enguirlandant tout son soûl. Quand le veilleur m’a repérée à mon tour, j’ai prétendu que j’étais restée bloquée dans les toilettes du fait d’un loquet récalcitrant. Je m’en suis tirée avec une bordée de machismes choisis. Le plus curieux dans tout cela, c’est qu’au moment où j’ai regagné ma Toyota sur le parking, j’ai entendu le cerbère de service hurler une fois de plus : il venait de mettre la main sur un troisième spectateur clandestin. Quelqu’un d’autre que nous se trouvait au Wooden O ce soir. Tu crois qu’il nous suivait ?

— Cela se pourrait bien, soupira Gabriel. Adrian a eu tort de claironner si fort son come-back : les chiens sont à nouveau lancés sur sa piste. »

Dans l’épisode suivant

Qui aurait suivi ainsi Adrian et Serena ? De Ridder, déjà en action ? Le fantôme de Sforza débarqué à London ? En même temps que vous apprendrez quel extravagant détenteur possède la guitare que recherche tant Di Sante, vous obtiendrez peut-être une réponse à ces questions dans l’épisode 36 de L’Arpeggio Oscuro : El Loco.

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Ce qu’il convient de savoir…

Retenu dans l’autre niveau d’existence où l’a transporté l’arpège inversé, Vernon Gabriel a appris comment Adrian Di Sante, toujours en vie dans cette dimension différente de leurs destinées, compte, non sans risques, ressusciter Dark Theatre et enregistrer L’Arpeggio Oscuro. Il lui faut à présent retrouver la guitare indispensable à ce projet tout en tentant de remettre la main sur les carnets de Guarneri.

Pour en savoir plus

- sur le théâtre du Globe

Petit lexique à l’usage des anglicistes timides

- evening news : les nouvelles du soir
- Out, out, brief candle / Life’s but a walking shadow : éteins-toi, éteins-toi, court flambeau / la vie n’est qu’un fantôme errant
- Again, again, brief candle / Love’s but a walking shadow : rallume-toi, rallume-toi, court flambeau / l’amour n’est qu’un fantôme errant