Ce fut un vendredi mémorable que cette semaine-là réserva à Vernon Gabriel. Un brutal retour d’hiver avait givré sans préavis toutes les rues de Londres et, pour la première fois depuis des lustres, le marchand d’Islington éprouva la morsure du froid. C’était une sensation inédite pour lui d’ainsi frissonner sous sa chemise. Il en avait fait l’expérience ce matin-là, quand, sortant du rouf du Salty Dog sans s’être enquis de la météo, il découvrit pont et bastingages lustrés d’une épaisse pellicule de glace. Il n’en éprouva aucune répulsion, preuve que sa cryophobie avait effectivement disparu. Le gel matinal l’agressa de façon si intense qu’il reflua dans la cabine pour se vêtir davantage. Se retrouver engoncé dans un manteau, la tête vissée dans un bonnet, le cou garrotté par une écharpe, lui causa une étrange sensation, un singulier mélange de gêne et de confort.

En chemin vers la boutique, il appela sa mère à Glasgow. La vapeur de sa respiration embuait l’écran de son smartphone. Après un échange d’affectueuses banalités, il prétendit avoir songé la veille au soir à ses compagnons de jeunesse et s’être notamment demandé ce qu’avait pu devenir Tracy. Mum, qui avait conservé des liens avec la famille Mac Lean, lui apprit que son ancien amour de jeunesse était à présent institutrice à Aberdeen, mariée et mère de famille. Voilà qui expliquait la tiédeur retrouvée de la gemme noire, la disparition de son aversion pour la glace et l’absence de retenue avec laquelle il s’était jeté dans les bras de Serena.

Par acquit de conscience, Gabriel dénoua sa cravate et examina de plus près la pierre sombre. Le défaut qui y dessinait l’ébauche d’une pâle silhouette féminine avait disparu. Son Ophélie s’était dissoute. Rien que de très normal si Tracy vivait toujours. Il se demanda dans ce cas comment il était entré en possession du bijou. Une question à laquelle sa mémoire était incapable de fournir une réponse. Cette pénurie de souvenirs lui fit sentir plus crûment à quel point il n’était qu’un locataire de passage dans son existence actuelle.

La matinée n’était guère avancée quand fit son entrée dans l’Angel Music Shop le Janus du Yard, le yin et le yang du bicéphalisme : l’entité Mahindana-Johnson. Fidèles à eux-mêmes, l’un aussi amidonné que disert, l’autre chiffonnée et muette. Comme c’était Andy qui avait reçu le défunt Rabbleholme, ce fut lui qui subit l’interrogatoire. Gabriel, cette fois, ne participa à l’entretien qu’en témoin, uniquement consulté pour renseigner les policiers sur Black Light et identifier le type de guitare utilisé pour empaler la victime. Andy fut soumis à un jeu de questions serrées et à une prestation bien huilée dont Gabriel connaissait déjà le scénario complet. Celui-ci éprouva d’ailleurs une déroutante impression en assistant de la sorte à une scène de sa vie assumée par un autre. La visite des officiers se conclut sans surprise notable, le commerçant et son luthier étant priés de se tenir à la disposition des enquêteurs perplexes.

L’après-midi de ce jour décidément riche en péripéties, Gabriel se rendit à Kew pour rencontrer son ancien confrère, Samuel Hodgson. Rendez-vous avait été pris avec le psychiatre chargé du vieux bonhomme : quelques recommandations s’imposaient sans lesquelles tout entretien allait s’avérer stérile.

Peu désireux de se risquer à une exhibition de dérapages plus ou moins contrôlés sur les chaussées verglacées de Londres, Gabriel préféra laisser sa Camaro au repos et se rendit en métro jusqu’à Kew Gardens. La maison de repos recherchée se situait sur Branstone Road, sous la baroque surveillance de la pagode locale. Celle-ci, toujours aussi surréaliste, dressait ses dix collerettes par-dessus les ramures dénudées du parc voisin. Les services du Bramlett Institute occupaient l’un des nombreux lodges qui avaient essaimé au XVIIIe siècle autour de l’ancienne résidence royale de Dutch House. Un cadre plus que rupin dont l’architecture d’un classicisme au cordeau offrait un contraste plaisant avec les extravagances mentales qu’il était censé abriter. Les festons de givre qui ce jour-là gansaient le pavillon lui donnaient l’allure d’une pâtisserie nuptiale.

Vernon Gabriel fut reçu pour un entretien préliminaire par un certain docteur Edward. Il apprécia comme il se devait la coïncidence, à deux lettres près, avec le film d’Alfred Hitchcock. L’homme possédait pourtant un physique aussi peu en rapport avec son emploi qu’avec la prestance de Gregory Peck. C’était un citoyen replet dénué de fantaisie autant que de charisme, d’une allure d’épicier, le cheveu rare, l’œil terne, rien d’un mage à la Freud.

Un façonneur de Golem

Gabriel se recommanda sans scrupules d’Helen Hayward, ce qui parut produire un effet positif sur son interlocuteur. Le pouvoir de la rime, peut-être… La décoration du bureau où il fut reçu l’étonna un moment : le maître des lieux avait aligné sur ses murs des affiches publicitaires pour des anxiolytiques d’antan, comme s’il se fût agi de tableaux de maître. Bien qu’on l’eût mieux imaginé en train de vendre des boîtes de conserve que des flacons de pilules, ce psychiatre ne semblait pas être dans sa partie le premier camelot venu. Il manifesta d’emblée un sens aigu de l’analyse et une fermeté rassurante dans le diagnostic, ce qui ne l’empêchait pas de s’expliquer avec une appréciable clarté de propos, purgée de ce jargon technique dont ses homologues opacifient volontiers leurs discours afin de garantir leur suprématie intellectuelle.

Ce fut donc en termes fort compréhensibles qu’Edward informa le Nashville Duke du singulier dérangement psychique qui affectait le malheureux Hodgson. Il s’agissait dans ce cas de troubles exceptionnels, sinon par leur gravité, du moins par leur originalité. En effet, l’ancien commerçant de Denmark Street daignait comprendre ce qu’on lui disait et quitter le silence dans lequel il se murait à l’unique condition qu’on lui passe en même temps une chanson du répertoire rock en rapport avec ce dont on souhaitait l’entretenir. Sans cette indispensable bande-son, aucune communication ne pouvait être établie avec lui.

« Vous voulez dire, s’étonna Gabriel, incrédule, qu’il faut lui jouer Supper’s readypour lui demander de choisir son menu et Mama si l’on veut lui faire avouer son complexe d’Œdipe ?

— C’est tout à fait ça, confirma Edward de sa voix de commis quincaillier. Sauf qu’il est possible de lui offrir à écouter autre chose que du Genesis… Il est nécessaire pour dialoguer avec lui de s’appuyer sur les réminiscences qu’éveillent ces morceaux, comme autant de madeleines de Proust musicales. Cela crée en lui une germination mentale qui le rend réceptif à ce qu’on lui dit. Sinon, il reste inaccessible, enfermé dans un état quasi catatonique. Mister Hodgson possède en l’occurrence une culture rock absolument phénoménale, ce qui nous facilite la tâche pour aborder avec lui le plus grand nombre de sujets. Vous allez donc devoir en passer par là pour converser avec votre ancien voisin et collègue. Vous trouverez dans sa chambre un PC connecté à YouTube qui vous permettra de sélectionner les morceaux les plus appropriés aux questions que vous désirerez lui poser. »

Gabriel ne s’attendait vraiment pas à mener un interrogatoire en juke-box mais convint que c’était là un mode de conversation dans lequel il ne pouvait que se sentir à l’aise. Il lui faudrait juste faire preuve d’un fantastique à-propos dans le choix des morceaux qu’il proposerait.

Ces recommandations terminées, le Nashville Duke fut introduit par Edward auprès du vieux Sam. Celui-ci comptait maintenant un peu plus de soixante-dix hivers. Gabriel le reconnut pourtant au premier coup d’œil. Son confrère présentait dans son jeune temps une ressemblance marquée avec John Lennon, version late Sixties. Il avait tout conservé de cette similitude de traits et proposait ainsi une image convaincante de ce que serait devenu le moins mielleux des Beatles si Mark David Chapman lui avait laissé le loisir de vieillir au lieu de le flinguer. Une tonsure luisante avait creusé sa clairière par-dessus les cheveux longs et raides de sa typique coiffure hippie, d’un blanc uniforme désormais. Cela lui donnait l’apparence d’un vieux mage praguois, d’un façonneur de Golem. Le visage avait gardé sa minceur et son menton aigu, et il portait toujours ses petits binocles ronds. À le voir ainsi, calé dans son fauteuil, immobile, un peu raide, emmitouflé dans ses pensées, on aurait cru qu’il allait entonner en sourdine Imagine, d’une voix devenue chevrotante avec le temps.

Le docteur Edward se livra à une démonstration immédiate du processus à suivre.

« Je vous amène quelqu’un que vous avez bien connu dans le temps, mister Hodgson, annonça-t-il d’une voix allègre. Un de vos anciens voisins de Denmark Street. »

Samuel Hodgson demeura sans réaction, le regard fixe et absent. Edward s’approcha de l’ordinateur, l’écran de sélection de YouTube apparut, le psychiatre saisit le titre d’un morceau et, la publicité évitée, le temps de chargement passé, retentirent dans les enceintes la voix grasseyante de Cat Stevens et la mélodie de (Remember The Days Of The) Old School Yard. Le médecin répéta exactement les mêmes phrases que précédemment et, cette fois, le visage du vieillard s’éclaira, il posa un œil éveillé sur Gabriel, esquissa un sourire :

« Ça alors, mais qui voilà ? marmonna-t-il. Notre country punk du 18. Comment vas-tu, galopin ? Toujours dans la musique ? »

Gabriel éprouva une sorte de soulagement d’être aussi aisément reconnu en dépit des années écoulées. L’âge l’avait donc davantage épargné qu’il ne le supposait.

« À vous de jouer, galopin ! » ironisa Edward avant de s’éclipser.

Gabriel s’empressa de renouer le contact avec son vieux confrère et mentor, ravivant quelques souvenirs, évoquant sa nouvelle boutique à Islington. Mais la chanson ne durait que deux minutes et quarante-trois secondes. Dès son dernier refrain dissipé, dès le silence revenu, le visage d’Hodgson se referma. La communication s’était rompue, faute de musique pour l’entretenir.

Le Camden Cow-boy enchaîna au plus vite en lançant l’un des morceaux-rois de Dark Theatre, Memory Lanes, suffisamment long celui-là pour autoriser un échange plus approfondi. Hodgson se mit à remuer du chef en cadence en reconnaissant ce riff persuasif. Il ne fallait donc pas tarder à profiter d’un tel regain de conscience :

« Vous vous rappelez Dark Theatre ? Et Adrian Di Sante, son leader ?

— Un sacré foutu guitariste, celui-là, acquiesça l’Old Lennon. Quelle fichue idée il a eue d’arrêter son groupe. Je me demande ce qu’il est devenu. »

Hodgson se répandit alors en considération nostalgique sur des musiciens qui présentaient selon lui le mérite de savoir forger le fer sans ignorer l’art délicat de la dentelle. Gabriel intervint pour le ramener à ce qui l’intéressait davantage :

« Il paraît que lorsqu’il a tout arrêté, il aurait bradé chez vous ses instruments. Est-ce vrai ? »

Hodgson le lui confirma, se fendant d’un sourire triomphal, pas peu fier d’avoir récupéré de si précieuses reliques. Il se rappela avec quelle surprenante fébrilité Di Sante avait cherché à se débarrasser de son équipement, comme s’il souhaitait rompre au plus vite avec un passé devenu insupportable. Il détailla ensuite une à une les fastueuses guitares dont il avait hérité, pour une somme si modique qu’il en avait presque conçu des remords. Il s’attarda en particulier sur Black Light. Mais il n’avait pas dit un mot sur Iron Swan quand survint le dernier accord de Memory Lanes. Hodgson replongea immédiatement dans son apathie : on aurait dit qu’on venait de lui couper le courant.

C'était la fête aux fous

Gabriel repartit sur YouTube et sélectionna le Swan Song des Bee Gees.

« Sam, vous souvenez-vous d’Iron Swan, une guitare très originale, tout en courbes, fretless, neuf cordes, avec résonateur dobro et jeu de cordes sympathiques au revers ? »

La chanson du cygne draina les souvenirs du vieux bonhomme dans la direction désirée. Il se rappelait en effet cet engin fabuleux, et se lança dans sa description enthousiaste. Une tirade si enflammée que Gabriel ne put intervenir avant que ne s’éteigne sur un dernier trémolo la voix de Barry Gibb, au terme des deux minutes cinquante-huit du morceau final d’Idea. Il lui fallut donc chercher un autre titre aussi suggestif, et porta finalement son choix sur le Lost Guitar des Marksmen. Il sollicita Hogdson dès que retentirent les notes aigrelettes de l’antique rengaine :

« Je cherche à remettre la main sur cette guitare perdue. Adrian Di Sante en a absolument besoin pour reprendre sa carrière là où il l’a laissée. Sam, vous rappelez-vous à qui vous l’avez vendue ?

— Bien sûr. Je l’ai cédée à un jeune godelureau dont je n’étais même pas sûr qu’il aurait su en tirer trois accords de suite. Il s’appelait Stewart.

— Vous avez une sacrée mémoire, dites donc, apprécia Gabriel, impressionné par tant de précision.

— C’était un voisin, il logeait dans l’immeuble du magasin, au troisième étage. Oui, c’est ça, c’était Matthew Stewart, du moins à l’époque.

— Pourquoi à l’époque ? Il a changé d’identité ?

— Il a aussi fait quelques progrès en guitare, pour sûr. Tout le monde le connaît maintenant, mais sous un autre nom. C’est cette espèce de zèbre électrique qui se fait appeler El Loco. »

El Loco ? Il ne manquait plus que ça… Iron Swan était tombée entre les pattes d’El Loco ! À tout prendre, Gabriel aurait préféré aller retirer la guitare des griffes de Belzébuth plutôt que d’avoir affaire à ce déjanté majeur. El Loco le bien nommé. Le fou préféré de Dieu.

« Était-il déjà aussi ravagé, à l’époque?

— Juste un peu lunatique. Il n’a commencé à délirer vraiment qu’après… »

Les guitares des Marksmen s’étaient tues. Samuel Hogdson avait aussitôt regagné ses limbes. Un silence déroutant régnait sur cette chambre du Bramlett Institute, et sur toute la clinique aussi, à croire que l’accablement de Gabriel s’était communiqué au contingent complet des mabouls qu’on y tenait reclus. El Loco n’aurait certes pas déparé au milieu de tant de fantasques pensionnaires, c’était certain.

Qu’entendait au juste Hodgson par après ? Après avoir acquis Iron Swan ? Se pouvait-il que le jeune homme, emporté par sa maladresse, ait joué fortuitement l’arpeggio, sous une forme ou sous une autre, et que celui-ci ait déclenché sa folie ? Qu’il ait enfermé l’apprenti guitariste dans son doppelgänger aussi définitivement qu’il avait propulsé Gabriel sur un autre plan de la trame ?

Celui que Sam avait connu sous le patronyme tranquille de Stewart était de fait devenu non seulement un frappadingue notoire, mais aussi une figure emblématique de la scène contemporaine, ce moins par ses aptitudes musicales que par ses coups de folie répétés. Il faut dire que, dans son cas, la démence n’avait rien de feint, à la différence des grands zinzins du rock comme Alice Cooper, Ozzy Osbourne, Ted Nugent ou Marilyn Manson qui n’étaient que de brillants simulateurs. El Loco, lui, était un authentique sinoque, à ceci près que ses excès, parfaitement inoffensifs, l’avaient dispensé de l’enfermement. Il n’aurait fait de mal à personne, y compris lui-même, d’où la liberté de mouvements qu’on lui accordait. Beaucoup avaient même encouragé sa propension à divaguer, car il y avait une fortune à bâtir en exploitant ses aberrations. La sienne entre autres.

Son insanité était ainsi devenue un prodigieux argument commercial. Non seulement il usait d’elle comme d’une source de créativité, mais il s’était acquis une réputation mondiale grâce à l’imprévisibilité permanente dont il faisait preuve. Avec lui, on pouvait s’attendre à tout, et le public s’était amouraché de cet artiste insaisissable pour qui surprendre était aussi naturel qu’uriner. Par exemple, il employait à l’année une troupe de vingt musiciens, quatre fois plus nécessaire, qui s’exerçaient régulièrement sur l’ensemble de son répertoire. Cela lui permettait, quelques minutes avant d’entrer en scène, de choisir la formation de son groupe en fonction du caprice du soir et d’improviser à sa fantaisie son performance listing. Chacun de ses live devenait du coup un témoignage unique. Ce qui permettait de les multiplier, pour le plus grand profit de ses producteurs qui attisaient de la sorte l’appétit insatiable des collectionneurs.

Le fan qui assistait à ses concerts ne pouvait donc deviner à l’avance ni quel groupe il verrait ni quels morceaux il entendrait. Pis, même l’heure du show était aléatoire. Il était prévu qu’El Loco entre en action quelque part entre midi et minuit, sans autre précision. Lui-même l’ignorait. Il quittait sa loge sous l’effet de la première impulsion qui le saisissait. Le public patientait donc des heures dans la salle, à guetter le début d’un spectacle qui de toute façon le prendrait par surprise – à son plus grand plaisir – et se défoulait en attendant dans une sorte de rave party prolongée. C’était la fête aux fous.

Cette totale absence de prévisibilité n’affectait pas que les activités musicales du lascar. Son comportement souffrait d’égarements analogues. Il lui arrivait notamment de disparaître tout à coup, des jours durant, parfois des semaines, au grand affolement de ses managers, contraints d’embaucher des détectives privés pour retrouver leur poulain en cavale. Lors des interviews, il lui arrivait souvent de tenir des propos sibyllins, ou de répondre systématiquement à côté de chaque question, ce qui créait de surréalistes décalages dont les gens raffolaient. Gabriel se rappelait en particulier un entretien où El Loco avait répondu en n’exhibant au journaliste atterré que des cartes de tarot…De quoi adorer ce dingue. Et voilà donc à quel zigomar il allait devoir se frotter pour tenter de récupérer Iron Swan. Une entreprise d’autant plus aléatoire qu’on ne comptait plus le nombre de guitares que ce maboul avait piétinées, brisées, noyées, enflammées, voire goudronnées ou passées au chalumeau. Même un coup d’arpeggio en traître pouvait rester sans effet sur un pareil zigoto.

Dans l’épisode suivant

À quelle incongruité inattendue El Loco va-t-il soumettre Vernon Gabriel, contraint malgré tout de le rencontrer ? La confrontation avec ses déroutantes lubies ne s’annonce pas de tout repos, d’autant qu’elle va s’effectuer dans un cadre à la mesure de tant d’égarements, comme vous le découvrirez en vous glissant avec le Nashville Duke entre Les murs plaintifs.

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Ce qu’il convient de savoir…

Définitivement prisonnier de l’autre niveau d’existence où l’a transporté l’arpège inversé depuis que ce dernier refuse d’y opérer, Vernon Gabriel va tenter de remettre la main sur la guitare dont Adrian Di Sante, toujours en vie dans cette dimension, a besoin pour effectuer son come-back. Un retour qui expose le musicien aux menées criminelles de Marco De Ridder à présent que Rabbleholme a été exécuté dans ce monde comme dans l’autre.

Petit lexique à l’usage des anglicistes timides

- Mum : maman
- lodge : pavillon, résidence
- memory lanes : les sentes de la mémoire
- performance listing : liste des morceaux
- live : disque enregistré en public
- rave party : fiesta techno