Qui était mieux placé que l’Œuf pour apporter à Vernon Gabriel les éclaircissements dont il avait besoin ? Egg, l’historique manager de Dark Theatre, celui qui pendant près d’une décennie avait veillé sur les intérêts des cinq musiciens sans jamais négliger les siens, prélevant inlassablement ses dix pour cent, y compris sur l’oxygène que ses protégés respiraient. Egg pour Edward George Glover. Rien que des prénoms dynastiques : sans doute ses parents se croyaient-ils cousins des Windsor, de quoi le prédisposer à veiller sur les royalties des autres…

Gabriel avait dû mettre à contribution les relations dont il disposait dans le milieu du business rock afin d’obtenir les coordonnées du patron d’EGG Management. Le gaillard était, paraît-il, aussi difficile d’accès que les toilettes de Buckingham Palace. Le Nashville Duke avait frémi en apprenant que les bureaux de celui-ci se situaient à Kuala Lumpur. Ses amis de l’industrie musicale l’avaient aussitôt rassuré : ce n’était qu’une parade fiscale, une adresse de complaisance, tout le courrier, numérique ou pas, étant réorienté automatiquement vers le coin paisible du W4 où l’Œuf planquait son quartier général dans l’arrière-cour cossue d’un innocent pavillon de banlieue.

Souhaitant s’épargner un périple en métro d’une vingtaine de stations jusqu’à Turnham Green, Gabriel sortit à nouveau la Camaro de son écrin. Son rubis sur roues ne risquait pas grand-chose étant donné le standing plus qu’élevé du quartier d’Ealing où résidait Glover. Le Nashville Duke n’eut aucune difficulté à trouver la rue de Bedford Park qu’il cherchait, simplement nommée The Avenue comme s’il n’existait que celle-là au monde. Il découvrit, pelotonné tout à son aise sous le ciel gris d’un jour plombé, un faubourg particulièrement rupin, constitué d’amples pavillons indépendants qui, privilège presque exorbitant à Londres, ne souffraient d’aucune mitoyenneté, de quoi rendre jalouses les riches terraces agglutinées sur Regent’s Park.

Comme annoncé, rien ne signalait que la demeure de Glover abritât une quelconque société. Gabriel fut accueilli par une femme d’un âge certain, au physique indonésien fort marqué, vêtue d’une robe fourreau chamarrée d’un goût plus qu’oriental. Elle se présenta en tant que Lucy Glover. Certainement le prête-nom de l’Œuf du côté de la Malaisie. Celle-ci, dans un anglais académique dénué du moindre accent, le pria de longer la maison : son mari attendait leur visiteur dans son bureau, situé dans une annexe à l’abri des frondaisons finissantes du jardin. Le bâtiment en question, effectivement invisible de la rue, abritait plusieurs pièces où s’activaient secrétaires, agents et comptables, le petit monde affairé d’EGG Management. Une véritable entreprise occulte. Un shadow cabinet voué à Dark Theatre : cela allait presque de soi…

Gabriel dut patienter quelques minutes : le boss était en ligne. Cela lui laissa le temps d’écouter le dernier hit d’Of Monsters and Men : on travaillait ici en musique, rock’n’roll oblige, mais rien de trop agressif, de peur de troubler d’un zéro de trop les bilans financiers en cours. On l’introduisit avant la fin du morceau dans l’antre du manager. C’était une vaste pièce lambrissée, d’un confort de manoir, table de palissandre et fauteuils Chesterfield, sur les murs de laquelle s’étalait une ribambelle de disques d’or et de platine, ainsi qu’une multitude de photographies, mieux encadrées que des Gainsborough, où Glover se pavanait au côté de stars aisément reconnaissables. Les trophées du maître.

Egg avait longtemps pratiqué la haute rhétorique à son insu : sur ces clichés, il portait son acronyme par antiphrase. Rien n’était plus éloigné d’une coquille glabre que la chevelure opulente dont il s’empoilait à l’époque. Un look qui tenait du camouflage délibéré, fréquent chez les managers de la fin du siècle dernier. Répandre ainsi sa tignasse sur les épaules rapprochait des musiciens : vos poulains, se fiant à la crinière, vous affiliaient plus facilement à la harde. La connivence ainsi proclamée excusait les pourcentages abusifs. D’un autre côté, passer pour un artiste mal peigné auprès des marchands de savon des maisons de disques était de bonne politique. Ceux-ci, souvent frais diplômés d’écoles de commerce, tenaient tous ces bruyants en un souverain mépris. Regardant par conséquent le moindre hirsute comme un ahuri facile à berner, ils ne flairaient pas le businessman madré tapi sous tant de cheveux.

Le surnom de l’Œuf était toutefois passé de rhétorique à prophétique. Glover était maintenant à ranger au nombre de ces faux chauves penauds qui préfèrent se raser complètement le crâne plutôt que d’assumer la honte d’une calvitie partielle. Edward George ne tenait visiblement pas à porter la couronne… Pour le reste, c’était un gaillard trapu, aux traits épais et aux épaules de talonneur, serré aux entournures dans une veste en cachemire de bonne coupe et de grand prix. Son visiteur impressionné repoussa aussitôt les calembours douteux que le surnom du bonhomme lui avait inspirés en chemin. Mieux valait ne pas titiller ce fichu Gallois rude de manières et dur en affaires.

Il paraissait plus atterré que surpris

Vernon Gabriel restait étonné d’avoir obtenu si aisément un rendez-vous avec l’ex-manager des Dee Tees. Ses contacts dans les hautes sphères de la musique l’avaient averti : le bonhomme détestait les gratte-papier de son espèce, estimant que tous ces parasites étaient à la musique ce que les chenilles sont à un buisson de cassis. Si Egg considérait les journalistes comme un mal nécessaire, il faisait tout pour éviter la contamination, abandonnant volontiers les interviews oiseuses aux musiciens et aux producteurs. Et puis, causer management comportait tellement de risques : il y a davantage d’impudeur à évoquer ses finances que les secrets des partitions.

« J’ai lu quelques-uns de vos bouquins, monsieur Gabriel, déclara Glover en préambule. Je dois avouer que votre prose est tout à fait respectable. Vous élevez le débat un peu plus haut que ces foutus journaleux.

— Nous faisons pourtant le même métier, eux et moi, le tempéra Gabriel.

— Pas du tout, oh mais, pas du tout, le contredit vigoureusement l’Œuf en abattant sur lui le poids de son regard gris. Vous, vous attendez que les groupes aient œuvre faite avant de parler d’eux. Vous leur laissez le temps de se bâtir une histoire, vous les jugez sur pièces. Vos homologues de la presse rock s’en saisissent à peine nés et se figurent qu’ils vont leur permettre de faire carrière par le seul pouvoir de leur verbe magistral. C’est aussi dérisoire que pathétique. Ces stars frustrées s’estiment investies du privilège de montrer au bon peuple le chemin de la seule musique qui soit. De vrais prophètes, que dis-je, des dieux tout puissants. Et jaloux avec ça ! Avez–vous vu avec quelle versatilité ils retirent leur soutien à leurs protégés dès que ceux-ci deviennent célèbres ? Les groupes une fois connus leur échappent, il faut les délaisser au plus vite, voire les dénigrer – vous connaissez le refrain : ce n’est plus ça, l’argent leur a tourné la tête, ils se parodient eux-mêmes, et ainsi de suite –, tout ça au profit de pâles débutants plus faciles à promouvoir. Je crois qu’ils confondent novice avec neuf. Mais il leur faut bien créer la nouveauté, et le besoin qui va avec, s’ils souhaitent conserver leur cher petit pouvoir. »

Gabriel subit la diatribe avec un sourire soumis. Egg n’avait pas tort, mais ainsi généraliser ne pouvait lui donner raison.

« Passons. Vous envisagez donc d’écrire un livre sur les Dee Tees ? lui demanda Glover après avoir repris son souffle. Savez-vous qu’Adrian Di Sante vient de mourir ?

— J’ai assisté à ses obsèques.

— Ah bon ? Vous avez bien de la chance, vous, dites donc ! » s’emporta Egg sans réaliser la maladresse de sa formule.

Avec une acrimonie non dissimulée, le manager informa Gabriel qu’il n’avait appris le décès que deux jours auparavant, par le courrier glacial d’un administrateur successoral qui lui enjoignait de bloquer les comptes afin de procéder à l’estimation des biens. Cela faisait bien douze ans que l’Œuf n’avait plus eu aucune nouvelle du guitariste. La rupture des communications entre eux s’était produite juste après la disparition des quatre autres membres de Dark Theatre, quand Di Sante, après deux années passées à tergiverser à la suite du fiasco de Stockholm, lui avait annoncé son intention de renoncer à la musique et de changer d’existence. Glover avait depuis régulièrement versé les royalties dues à son protégé sur un compte en Malaisie, au nom de Sonia Kristensen, où étaient effectués par celle-ci des prélèvements plus ou moins réguliers. Rien qui prouvât qu’Adrian fût encore de ce monde, ou qui indiquât la nature actuelle de ses activités.

« Vous qui semblez du dernier bien avec ses proches, persifla le manager ulcéré, peut-être daignerez-vous me dire ce qui lui est arrivé. »

Gabriel accéda à cette requête piquetée d’amertume : il instruisit Egg des raisons de sa présence à des funérailles pourtant confidentielles, puis décrivit les événements survenus à l’ermitage de Chinthurst Hill qui avaient mené à la fin dramatique d’Adrian Davison alias Di Sante. Il omit toutefois d’en relater les circonstances particulières, gommant avec soin ce qui aurait pu rendre suspicieux son interlocuteur. Il se garda aussi d’établir toute relation oblique entre la fin du jardinier-guitariste et celle de son batteur.

The Eggman, comme l’auraient invoqué les Fab Four dans The Walrus, demeura un long moment songeur. Il paraissait plus atterré que surpris. Puis il sembla chasser d’un revers de l’esprit les pensées maussades qui le préoccupaient et reprit la conversation sur un ton presque badin.

« Et que voulez-vous apprendre que vous ne sachiez déjà ? »

Gabriel évita cette fois d’exhiber son dictaphone. C’est le genre d’appareil qui rend les businessmen muets. Il jugea opportun d’orienter d’abord l’entretien vers les péripéties de Stockholm et le split inopiné du groupe.

« J’ignore ce qu’il s’est passé là-bas, avoua Glover en se passant une main superflue sur la surface lisse de son crâne. Je ne me suis même pas rendu en Suède à l’époque. C’est un choix de ma part : je ne m’occupe pas des orientations musicales de mes gars. Mon boulot, c’est de gérer leur carrière, d’organiser leurs tournées et de tenir en ordre leur comptabilité. Je laisse volontiers les préoccupations artistiques aux gens des maisons de disques et aux producteurs. C’est leur travail, non ? De toute façon, au moment où les Dee Tees enregistraient à Stockholm – ou du moins essayaient… – je supervisais la tournée américaine d’un autre de mes groupes.

Essayaient, dites-vous ? Était-ce si laborieux ? »

Selon Egg, tout aurait dû se dérouler sans la moindre anicroche. Comme de coutume, Adrian Di Sante avait préparé l’ouvrage avec soin. Il ne manquait pas un quart de soupir à ses partitions. Il suffisait au groupe de se lancer sur les rails qu’il avait tracés. L’information surprit Gabriel :

« Tiens, je croyais que Di Sante et Phil Deschanel composaient toujours ensemble. Ce n’était plus le cas ? Ils s’étaient brouillés ?

— Allons, il ne s’agissait que d’un arrangement de surface. C’est comme si vous imaginiez que Lennon et Mac Cartney écrivaient à deux les chansons des Beatles, alors que chacun sait, vous le premier, qu’ils œuvraient seuls dans leur coin, à chantonner les fesses à l’air sur leur trône ! »

Glover apprit à Gabriel qu’il en allait du double paraphe Di Sante-Deschanel comme du Jagger-Richards, ou du Davies-Hodgson de Supertramp. Une simple marque de fabrique, juste une procédure de co-édition musicale qui permettait aux deux leaders de toucher la part la plus importante du gâteau tandis que les autres membres du groupe percevaient des honoraires fixes versés par leur management. La contribution de Phil Deschanel aux compositions de Dark Theatre se limitait en réalité à quelques lyrics de-ci de-là. Mais il fallait bien rétribuer à sa juste valeur l’aura que sa personnalité conférait au groupe, ainsi que sa présence scénique, et sa voix si particulière. Adrian Di Sante s’était toujours chargé de l’essentiel du travail et c’était lui seul qui façonnait les albums. Comme le succès était au rendez-vous, nul ne remettait cette mainmise en cause. Gabriel connaissait bien ce modus vivendi adopté par de nombreux groupes, mais n’avait pas soupçonné que le Sombre Théâtre fût ainsi administré.

Réduire les musiciens au silence

Adrian avait échafaudé pour leur septième album un de ces concepts ébouriffants dont il avait le secret, continua Glover. Il avait profité que Sonia Kristensen était partie hiberner deux mois dans sa famille au Danemark pour aller se ressourcer en Italie. Il avait rapporté de son séjour en Lombardie une histoire alambiquée comme il les adorait. Le disque devait d’ailleurs porter un titre italien, L’Arpeggio quelque chose, Glover ne savait plus très bien. Di Sante avait travaillé plusieurs mois à l’élaboration de son magnum opus. La maison de disques avait consenti sans comprendre, comme toujours, et les autres membres du groupe avaient donné leur approbation avec la satisfaction du travail bien fait… par un autre. Aucune objection, aucune réticence n’avait été exprimée pendant les répétitions qui eurent lieu lors de l’automne 98, dans la maison de Chris Sledziewski dans le Kent.

« J’ignore pourquoi, poursuivit Egg, le climat s’est rapidement dégradé entre eux dès qu’ils se sont retrouvés en Suède. J’avais tout de suite trouvé douteuse cette idée de Spade Records, leur label. Pourquoi diable aller les expédier en plein hiver chez ces foutus buveurs d’aquavit ? Et pourquoi les confier à un producteur avec lequel ils ne risquaient pas de s’entendre, aussi prestigieux soit-il ? Le coup me semblait foiré d’avance. Le fait est que chaque fois que je leur téléphonais, j’avais droit à des comptes-rendus évasifs, plutôt dépités. Eux qui travaillaient plus vite que des lapins en rut m’annonçaient des retards invraisemblables, des dépassements de budget à prévoir. Quelque chose n’allait pas. J’ai appris par la suite qu’ils avaient passé leur temps à se chamailler. Conséquence de ces chicaneries, Dave buvait encore plus que d’habitude, le moral déjà faiblard de Steve s’effondrait à la pensée de toute cette neige au dehors, et Phil plongeait dans sa pharmacie encore plus que de coutume. Ils m’ont annoncé leur séparation en février 99, le lendemain de leur retour de Stockholm.

— Vous n’êtes pas parvenu à recoller les morceaux ?

— Cela n’a pas été faute d’essayer. Mais mes gars s’étaient murés dans leur ressentiment. Je n’aurais jamais imaginé que les dissensions entre eux avaient pu se creuser si profondément aussi vite. Toutes mes tentatives pour les rabibocher ont échoué. Pourtant je n’ai pas ménagé ma peine. Et je vous prie de croire que j’ai dû prendre sur moi pour jouer entre eux le Kissinger de service. Je ne suis pas d’un tempérament à ménager la chèvre et le chou, vous savez. »

Gabriel n’en doutait pas : Egg était plutôt du genre à dévorer les deux….

« J’ai d’autant plus perdu mon temps, rumina ce dernier, que ces fichus hypocrites se sont abrités derrière de faux prétextes. Je n’ai jamais appris le fin mot de l’histoire. Mais le mal devait être violent, croyez-moi.

— Ce qui expliquerait qu’ils aient si péniblement vécu le split ensuite ? » glissa Gabriel afin de pousser son interlocuteur sur l’autre versant du mystère.

Glover persistait à croire que couvait sous les dissensions proclamées un motif inavoué beaucoup plus traumatisant. Des divorces musicaux, il en avait connus, cela faisait partie de l’histoire naturelle des groupes de rock. Trop d’egos boursouflés parqués dans un même arpent, trop d’excitation permanente, l’épuisement lancinant des tournées, les pressions d’entourages parasitaires, les excès du dopage sous toutes ses formes : il y avait là de quoi atomiser les plus fortes ententes. Mais jamais Egg n’avait vu un groupe aussi émietté par sa séparation que les Dee Tees.

À l’entendre, le problème de ces garçons avait été de prendre conscience dans le même temps que toute réconciliation entre eux était inconcevable et qu’ils venaient de briser ce qui constituait la réussite majeure de leur existence. Si tant de groupes se reformaient après s’être débandés, c’était qu’ils réalisaient que, conduits par des circonstances défavorables, ils avaient commis l’erreur de leur vie en renonçant à ce qu’ils y avaient fait de mieux. Les membres de Dark Theatre, eux, avaient eu la lucidité de le comprendre immédiatement, tout en pressentant qu’il leur serait impossible de faire machine arrière, Dieu seul savait pourquoi. Cette conviction avait creusé en eux une dépression profonde.

Glover lui confirma que les décès en rafale survenus ensuite étaient à ses yeux les conséquences déplorables de cette séparation. Dave Krieger, le bassiste, avait sombré dans l’éthylisme jusqu’au coma. Deschanel s’était égaré dans les paradis artificiels sans penser réellement à relancer sa carrière, en solo ou pas, persuadé qu’il conserverait sa gloire sans se donner la peine de l’entretenir. Steve Vandevelde s’était abîmé dans la déprime au point de se pendre tandis que Chris Sledziewski avait succombé d’un excès de vitesse de trop. Quant à Adrian Di Sante, il avait préféré disparaître, purement et simplement. Un invraisemblable gâchis. Glover en écumait encore, autant de dépit que de rage.

Gabriel crut le moment venu d’évoquer en douceur le doute qui pesait sur le caractère sinon naturel, du moins prévisible de ces accidents :

« J’ai appris lors des obsèques, de la bouche de Sonia et Serena, qu’Adrian Di Sante s’est ainsi évaporé parce qu’il se sentait menacé, et qu’il préférait se mettre à l’abri du sort qu’avaient subi ses anciens comparses. »

Egg le dévisagea avec insistance, comme pour s’assurer qu’il avait bien saisi ce que son visiteur sous-entendait.

« Ne prêtez pas foi à ce genre de délire, reprit-il sur un ton plus péremptoire. Adrian était devenu plus ou moins paranoïaque à force d’être adulé. Il m’a déclaré peu de temps avant de disparaître que flottaient autour de lui des forces hostiles dont la seule vocation était de réduire les musiciens au silence… »

Dans l’épisode suivant

Délire paranoïde ou menace bien réelle ? Vernon Gabriel doit poursuivre ses investigations pour faire la part des choses. Le témoin suivant se montre toutefois bizarrement réticent à lui livrer ses confidences. Le Nashville Duke devra donc recourir aux bons offices de Serena Di Sante pour franchir la barrière qu’on lui oppose, ainsi que vous le découvrirez dans le huitième épisode de L’Arpeggio Oscuro : Sur tant de coques vides.

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Ce qu’il convient de savoir…

Au cours de ses recherches sur Dark Theatre, auquel il souhaite consacrer son prochain livre, le musicographe Vernon Gabriel a constaté de troublantes similitudes entourant les décès du batteur et du guitariste du fameux groupe. Trop de zones d’ombre entachent la séparation précipitée des Dee Tees et leurs morts successives. Quelqu’un de mieux informé que leurs ex-compagnes devrait être en mesure de lui en apprendre davantage.

Pour en savoir plus

- Henry Kissinger
- Supertramp

Petit lexique à l’usage des anglicistes timides

- terraces : habitat urbain de standing, de style Régence, présentant un alignement harmonieux de façades contiguës
- shadow cabinet : ministère fantôme, contre-gouvernement
- eggman : l’homme-œuf
- Fab Four : les Quatre Fantastiques, surnom donné aux Beatles, en référence aux comics américains
- walrus : morse